27 janvier 2010
AVIS A LA POPULATION
MORT ANNONCÉE
Merci à tous qui m'avez laissé des commentaires très chaleureux. Je vous tiens au courant pour la suite...
Désolée, amis lecteurs,
j'arrête ce blog perso.
Savourez bien les derniers posts… Hé oui, dans la vie, il faut faire des priorités. Et animer un blog perso demande énormément de temps pour finalement des choses qui n'intéressent peut-être pas grand monde.
C'ÉTAIT MON BLOG.
IL S'ARRÊTE MAIS RESTE EN LIGNE. N'HÉSITEZ PAS À HANTER LES 4 ANNÉES D'ARCHIVES CI-CONTRE…

Je vous tiendrai au courant si j'en ouvre un nouveau, consacré à mon métier et sans doute beaucoup moins marrant… Quoique. Ça va m'être difficile de ne pas faire de l'humour.
18 janvier 2010
Fait comme un rat
Street art : on remet ça
avec le rat de Bansky
(posté le 13/03/09)
Vous connaissez mon intérêt pour tout ce qui est street art (voir mes articles sur Miss Tic ici)
J'avais mis de coté dans une "valise" pas mal de visuels de Banksy pour le jour où je serais en panne de sujet. Bon, ça manquait un peu de textes, et puis en cherchant, je suis tombée sur celui de 33h33, et comme j'aurais sûrement fait moins bien, je l'ai repris tel quel. En rajoutant bien sûr les visuels.
Liens : site de 33h33 et 10 secondes . Site de Banksy. Site de Miss Tic
Environnement, consommation, médias, violence, libertés individuelles … le regard qu’il pose sur le monde est très réaliste et le trait critique, voire féroce. Avec un don tout particulier pour mettre le doigt sur les paradoxes de nos sociétés, qu’il représente en juxtaposant des images ou des symboles qui semblent contradictoires, pour mieux en détourner le sens.
Ses œuvres sont inattendues, passant du clin d’oeil à l’ironie, souvent accompagnées de messages écrits ou de slogans, comme pour enfoncer le clou.
Parmi ses personnages préférés, le rat qu’il aime particulièrement représenter sur les murs des différentes villes. Ici à New York du coté de Canal Street
L’homme a du talent. Il a aussi de l’audace. Celle d’aller dans la bande de Gaza, par exemple, pour aller « graffer » sur le mur qui sépare Israel de la Palestine, des fenêtres grandes ouvertes sur le ciel ou des passages qui n’existent pas.
Ou celle, dans un tout autre genre, de revisiter des tableaux classiques, comme les Nymphéas de Monet, en leur ajoutant quelques objets ou caractéristiques du présent. Au final, cela donne quelques caddies échoués au beau milieu des nénuphars.
C’est finalement assez rare de voir des messages aussi percutants et des images qui sont loin d’être vides de sens.
Mais au-delà des thèmes et de la patte de l’artiste, sa grande force, et sa particularité, tient aussi dans la taille de ses créations et au choix - toujours très bien pensé - de leur emplacement.
Pour ne rien gâcher, l’homme est plutôt taquin : Il est connu pour avoir accroché ses propres œuvres dans les grands musées à New York ou remplacé un CD de Paris Hilton par ses propres remix dans les bacs de disquaires…

Et, pour en rajouter au mythe, Banksy n’est qu’un pseudo. Voir sa fiche WIKI en bas.
Ça, c'est un méga clin d'oeil
à Anna du blog Anna Galore :-)))))))))))
Ce que dit WIKIPEDIA de BANKSY :
Banksy, de son vrai nom Robin Gunningham, né en 1974, est un pochoiriste de Bristol au Royaume-Uni.
Il combine les techniques du graffiti et du pochoir pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie. Son mode d'expression fait parfois penser à celui de Lord Anthony Cahn, d'Ernest Pignon-Ernest ou de Blek le rat. Les pochoirs de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinés avec des slogans. Le message est généralement antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants ou des personnes âgées.
Il s'est forgé une certaine notoriété dans les milieux alternatifs et les médias traditionnels s'intéressent aussi à lui.Il a notamment travaillé sur le film Les Fils de l'homme et a réalisé la pochette du disque de Blur, Think Tank.
Banksy a fondé le projet « Santa's Ghetto » en réalisant des peintures sur le mur de Gaza afin de redonner espoir aux habitants palestiniens et israéliens. Aidé par d'autres artistes, comme Ron English, un Américain, le mur de séparation prend petit à petit les couleurs d'une toile artistique géante, comme avec l'image de la petite Vietnamienne brûlée au napalm qui tient par la main Mickey Mouse et Ronald McDonald.
09:15 Publié dans Archi - Beaux Arts, Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bansky, pochoir, artiste, engagé, rat, street, art
11 janvier 2010
Une performeuse hors normes
Coup de flash sur
Sophie Calle, artiste entière
Sophie Calle a commencé à faire parler d'elle en 2002, lorsqu'elle a installé son lit au quatrième étage de la Tour Eiffel pour la Nuit Blanche, demandant aux visiteurs qui le voulaient bien de lui raconter une histoire pour qu'elle reste éveillée.
Sorti de derrière mes fagots, voici un post écrit l'an
dernier qui devrait en intéresser plus d'un(e), le soir au coin du feu ;-)
Comme moi, vous vous êtes sûrement dit à l'époque : "Ça, de l'art ! Mais c'est n'importe quoi !"
Liens : France Culture, TV5 Monde, mon post sur "Léviathan"
Et puis Sophie Calle a recroisé
mon chemin par deux fois en un an.
D'abord cet été, sur l'autoroute, en allant au festival de Jazz à Marciac depuis Millau. Lorsque nous faisons de longs trajets en voiture, j'accepte de conduire à la seule condition de pouvoir écouter FRANCE CULTURE.

Pour moi, écouter FRANCE CULTURE en roulant ou regarder TV5 MONDE dans un hôtel à l'autre bout du monde, c'est synonyme de vacances.
Et par hasard, je suis tombée sur une longue interview de Sophie Calle dans laquelle elle racontait son parcours d'artiste. C'était tellement passionnant que, mon mari ayant voulu s'arrêter pour déjeuner sur une aire d'autoroute vers Toulouse, j'ai refusé de descendre et suis restée en plein cagnard dans la voiture pendant une heure, jusqu'à la fin de l'émission.
Sophie Calle a narré ses débuts et sa vie fantasque, démontrant qu'elle n'avait vraiment peur de rien. Par exemple, au retour de ses voyages, pour vivre, elle a fait du strip tease dans les baraques sur le boulevard Barbès. Elle jetait un regard si glacial et acéré sur les spectateurs qu'aucun ne s'est jamais permis une remarque déplacée. D'ailleurs, elle est assez exhibitionniste, mais elle l'assume bien et après tout, elle a le droit de jouer avec son image, d'autant que c'est une belle femme.
Elle ne théorise pas du tout, contrairement à certains artistes qui s'écoutent parler pour ne rien dire.
Elle créé des aventures dans sa vie, et elle les raconte en mots et en photos. Elle a expliqué comment, pour une série, elle s'était mise à suivre un homme à Venise, comme un véritable détective privé. Une autre fois, elle a trouvé un agenda avec plein de noms et de téléphones, mais pas le nom de son propriétaire. Elle a mené l'enquête en rencontrant tous les gens de l'agenda pour cerner celui à qui l'agenda appartenait… En fait, elle se met en scène en utilisant des tranches de vie qu'elles a vécues.
Elle a pris le Transibérien et sympathisé avec un russe, puis réussi à construire un dialogue avec lui alors qu'ils ne parlaient pas la même langue. Le russe l'a quittée avec des larmes d'émotion après une dizaine de jours passés ensemble à bord du train. Une fois aussi, elle a envoyé son lit à un admirateur à San Francisco pour qu'il l'installe chez lui et se prenne en photo dedans au fil de la réparation d'un chagrin d'amour -le lit joue un grand rôle dans sa vie ;-)
Tout dernièrement, elle m'est réapparue dans "Leviathan" de Paul Auster. Ils se sont rencontrés à New York et Paul Auster s'est inspiré d'une partie de sa vie pour le personnage de Maria. Et ce qu'il raconte est devenu réalité : après le roman, elle a fait des photos sur ses lubies alimentaires : un jour ne manger que du rouge, un autre que du vert (voir photo ci-dessus)… Elle a aussi suivi une personne dans les rues de New York. Ces différentes expériences sont devenues Double Game.
Elle est la fille de Robert Calle, cancérologue ancien directeur de l'Institut Curie et collectionneur à l'origine du Carré d'art, le musée d'art contemporain de la ville de Nîmes. Fortement influencée par l'entourage des amis proches de son père -Martial Raysse, Arman, Christian Boltanski-, elle décide de s'orienter vers la création artistique.
Dès lors, le travail de Sophie Calle cherche à créer des passerelles entre l'art et la vie. Sous la forme d’installations, de photographies, de récits, de vidéos et de films, l'artiste construit des situations associant, selon la formule de Christine Macel, "une image et une narration, autour d’un jeu ou d’un rituel autobiographique, qui tente de conjurer l’angoisse de l’absence, tout en créant une relation à l’autre contrôlée par l’artiste".
* Filatures parisiennes (1978/1979) : Sophie Calle suit des inconnus dans la rue, note leur déplacements et les photographie à leur insu « pour le plaisir de les suivre et non parce qu'ils m'intéressaient » et écrit le récit quotidien de ces filatures.
* Suite Vénitienne (1980) : un inconnu que Sophie Calle suivait dans les rues de Paris lui est un jour présenté. Apprenant qu'il partait en voyage à Venise, elle décide alors de le suivre à nouveau à son insu. Photographies et récit descriptif.
* Le Bronx (1980) : la galerie "Fashion Moda" propose à Sophie Calle un projet en rapport avec le quartier. Elle demande à des inconnus de l'emmener dans les endroits du quartier qu'ils aiment ou qui ont une forte signification pour eux. Elle photographie et retranscrit les récits de ces inconnus sur ces lieux. La veille de l'exposition un « collaborateur inattendu », comme elle le nomme, entre par effraction et recouvre la galerie de graffitis. L'exposition est présentée ainsi.
* L'Hôtel (février 1981) : après avoir obtenu une place de femme de chambre dans un hôtel vénitien, au bout d'une année de démarches, pour un remplacement de trois semaines, Sophie Calle photographie la traces du passage (lits par encore défaits, serviettes laissées dans la salle de bain, poubelles pas encore vidées, etc...) des clients et leurs effets.
* La Filature (avril 1981) : elle demande à sa mère d'embaucher un détective privé et de lui demander de suivre sa fille. Elle expose ensuite le travail du détective : photos d'elle et descriptif de ses allées et venues. Elle met en parallèle le récit de ses journées qu'elle a écrit quotidiennement.
* Le Carnet d'adresses (1983) : ayant trouvé un carnet d'adresses en pleine rue, Sophie Calle a rencontré une à une les personnes dont le nom est mentionné sur le carnet afin de dresser le portrait du propriétaire de ce carnet. Les rencontres successives ont été publiées en feuilleton dans le quotidien Libération, mais l'exposition prévue n'a pu avoir lieu, le propriétaire du carnet n'ayant pas donné son accord.
* Anatoli (1984) : Sophie Calle prend le Transsibérien de Moscou à Vladivostok en octobre 1984. Elle partage son compartiment avec un russe prénommé Anatoli. Ne parlant pas la même langue, ils se comprennent peu mais au terme du voyage elle connaît l'essentiel de sa vie. Elle écrit le récit cette rencontre qu'elle assortit de photographies.
* Les Anges (1984) : en voyage à Los Angeles pour réaliser un travail "in situ" durant les Jeux Olympiques, elle demande à des habitants « Puisque Los Angeles est littéralement la ville des anges, où sont les anges ? ». Photographies et réponses de ces habitants.
* Les Aveugles (1986) : elle rencontre des aveugles de naissance. Elle leur demande quelle est pour eux l'image de la beauté.
* Fantômes (juin 1989) : elle profite de l'absence du tableau de Pierre Bonnard « Nu dans le bain », prêté par le musée d'art Moderne de la ville de Paris, pour demander aux personnes rencontrées (employés du musée et visiteurs) de décrire ce tableau. En octobre 1991, elle répète l'expérience au MOMA de New York, avec cinq tableaux de René Magritte, Amedeo Modigliani, Giorgio De Chirico, Edward Hopper et Georges Seurat.
* La Couleur aveugle (1991) : Sophie Calle demande à des aveugles ce qu'ils perçoivent et confronte leurs descriptions à des textes d'Yves Klein, Gerhard Richter, Piero Manzoni sur le monochrome.
* Last seen (1991) : elle photographie l'absence d'objets de leur emplacement d'origine dans un musée où des œuvres ont été volées.
* No sex last night en collaboration avec Greg Shephard (1992) : après un an de vie commune, la relation entre SC et G. Shephard se dégrade. Ils ne se parlent plus. Elle veut traverser les États-Unis, et pour entraîner son ami dans ce périple, lui vient l'idée de lui proposer de faire un film. Une seule condition : chacun dispose de sa propre caméra à qui ils doivent confier toutes leurs frustrations durant le voyage. Au bout du voyage, ils se marient.
* Le Rituel d'anniversaire (1980-1993) : chaque année pour son anniversaire, le jour exact si possible, elle organise une fête d'anniversaire où elle invite un nombre de convives équivalent au nombre de ses années, avec, à chaque fois, un inconnu invité par l'un des convives. Pour chaque anniversaire elle a constitué une vitrine contenant les cadeaux offerts (ce ne sont pas les vrais cadeaux qui y sont utilisés). Sur chaque vitrine est inscrit le descriptif des cadeaux offerts. Ce rituel est présenté et développé dans le récit L'Invité mystère de Grégoire Bouillier.
* Gotham Handbook en collaboration avec Paul Auster (1994) : cet ouvrage mêlant témoignages, photographies de l'artiste, récits de rencontres et d'expériences est le résultat d'un « contrat comprenant différentes clauses imposées à Mademoiselle Calle », passé entre Sophie Calle et Paul Auster. Ce dernier avait écrit le roman « Léviathan » (éditions Actes Sud) dans lequel il avait été autorisé par Sophoie Calle à « mêler la réalité et la fiction ». "Il s'est en effet servi de certains épisodes de ma vie pour créer, entre les pages 84 et 93 de son récit, un personnage de fiction nommé Maria, qui ensuite le quitte pour vivre sa propre histoire ».
* L'Érouv de Jérusalem (1996) : elle demande à des habitants de Jérusalem, israéliens et palestiniens, de l'emmener dans des lieux publics, ayant à leurs yeux, un caractère privé. (En rapport avec la loi juive qui dicte de rester chez soi durant le Shabbat. Mais les mœurs ayant évolué, la création de l'érouv, un fil tendu entre des pylônes, délimite un cadre privé pour obéir à cette règle tout en ayant la possibilité de sortir de chez soi.)
* Dans Vingt ans après (2001) : Emmanuel Perrotin, une de ses amis galeristes, croyant lui faire plaisir, commande une filature pour fêter "l'anniversaire" de cette expérience. Au début réticente, elle accepte finalement et se prête au jeu. Elle tient un journal de ses activités durant cette filature.
* Chambre avec vue (nuit du 5 au 6 octobre 2002, installation dans le cadre de la "Nuit Blanche" organisée par la ville de Paris) : elle s'est fait installer une chambre au quatrième étage de la tour Eiffel. Allongée dans un lit, elle y invite qui veut, à tour de rôle, à venir lui raconter des histoires pour la tenir en éveil jusqu'au matin.
* Voyage en Californie (2003) avec la collaboration de Josh Greene : en juin 1999 un jeune californien lui écrit pour lui demander la permission de venir chez elle se remettre d'un chagrin d'amour en occupant son lit. Favorable à cette expérience mais craignant de ne pas apprécier cet homme qu'elle ne connaît pas et n'osant le congédier, elle lui envoie son lit ainsi que des draps dans lesquels elle a dormi. Quelques mois, une fois son chagrin apaisé, le jeune lui retourne le lit et les draps.
* Histoires vraies (1988-2003) : de très courts récits racontant chacun une période, un événement, un changement de sa vie qu'elle illustre d'une photographie où elle se met en scène.
* Évaluation psychologique sur une idée de Damien Hirst (2003) : le soir de leur première rencontre, à Glasgow en 1989, Sophie demande à Damien Hirst de lui écrire une lettre d'amour. Elle reçoit cinq pages "enflammées alors qu'ils se connaissent à peine". Un an plus tard Damien Hirst lui demande sa participation pour un entretien pour un catalogue d'exposition. Comme elle n'est pas disponible, elle lui propose alors d'inventer les questions qu'elle aurait pu lui poser. Cet entretien imaginé est publié. Douze ans plus tard, la situation inverse se présente et Sophie demande à Damien Hirst de tenir le rôle du questionneur pour le catalogue de son exposition au Centre Pompidou. Il lui envoie un questionnaire psychologique à remplir par elle et des membres de sa famille. L'analyse par des psychiatres de ces questionnaires est publiée.
* Prenez soin de vous (2007) : ayant reçu un email de rupture, elle invite 107 femmes, plus ou moins connues du grand public, mais ayant une notoriété dans leur domaine -avocate, correctrice, danseuse, psychiatre, sportive olympique, exégète rabbinique…-, à faire un commentaire "professionnel" de cet e-mail.
* En novembre 2008, elle participe à une exposition "Système C, un festival de la coincidence" proposée par les Stéréotypes Associés à Mains d'Oeuvres.
09:30 Publié dans Archi - Beaux Arts, Blog, Paris capitale | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sophie, calle, performer, photograph, auster


























