18 octobre 2008

Cartier-Bresson à la découverte l'Amérique

Henri Cartier-Bresson

et Walker Evans :

 

l'Amérique au quotidien,

portrait noir et blanc…

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Depuis le 10 septembre et jusqu'au 21 décembre, la fondation Henri Cartier-Bresson propose une exposition de 86 tirages pris entre 1929 et 1947 aux Etats-Unis, qui fait dialoguer les deux artistes sur leur vision de l'Amérique.

Les images saisissent surtout des environnements urbains -New York, Washington, Chicago, la Californie- et le Sud : Mississipi Alabama, Louisiane…

À propos des images américaines de Cartier-Bresson, Arthur Miller écrit : "Comme sa vision des choses est fondamentalement tragique, c’est avec une sensibilité à fleur de peau qu’il a réagi à tout ce qui lui semblait lié à la déchéance et à la souffrance de l’Amérique."

 

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Même intérêt pour les laissés-pour-compte
par Armelle CANITROT (La Croix - 1 Oct 2008 www.la-croix.com)
Les scènes de rue prises à Manhattan, Harlem ou Brooklyn par Cartier-Bresson en 1946 et 1947 ne sont pas sans faire penser aux chômeurs dormant sur les trottoirs ou aux familles noires photographiées avant la guerre par Walker Evans. Ses images de carcasses de voitures abandonnées dans les plaines d’Arizona rappellent celles réalisées par Evans en Pennsylvanie dans les années 1930 qui apparaissent encore comme de véritables métaphores de la « casse » sociale vécue par l’Amérique de la Grande Dépression.

Même intérêt pour les gens modestes et les laissés-pour-compte : les chômeurs devant les petites annonces, l’élégance simple des femmes à Harlem, les vendeurs de journaux à Chicago. Même appétit pour les accents surréalistes et les jeux graphiques offerts au hasard des enseignes et des publicités. Avec l’insouciante liberté de l’étranger qui découvre l’Amérique, Cartier-Bresson fasciné se laisse porter par cette poésie visuelle adoptant parfois une écriture plus lyrique.

Walker Evans est au contraire visiblement hanté par des préoccupations plus documentaires et sociologiques. Son expérience de photographe chargé par la Farm Security Administration (FSA) de montrer les conséquences de la Grande Dépression sur les fermiers des États du Sud, marque durablement sa photographie. Distance, prises de vues frontales, refus du spectaculaire confinant à l’austérité…

« Cette rencontre, à l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Cartier-Bresson, permet de confronter leurs regards dans ce qu’ils ont de plus différents, mais assurément dans le partage d’une conscience aiguë du monde, proche ou lointain, et d’u ne insatiable jouissance de l’oeil»  explique Agnès Sire, commissaire de l'exposition.

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Fondation Henri Cartier-Bresson

2 impasse Lebouis
75014 Paris

Tel : 01.56.80.27.00


Métro : Edgar Quinet / Gaité


Ouverture :
Du mardi au dimanche de 13h à 18h30, le samedi de 11h à 18h45
Nocturne le mercredi jusqu’à 20h30
 -Tarifs : 
De 3 à 6 euros
Si j'ai le temps d'y aller, je vous ferai un petit compte-rendu.

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Commentaires

Voilà une exposition qui semble intéressante, surtout pour les amoureux de la photo comme moi.J'attendrai un éventuel compte rendu car je ne pourrai pas y aller.

Ecrit par : patricya | 18 octobre 2008

J'aime beaucoup l'idée de faire dialoguer deux visions, deux regards, deux artistes autour d'un même fait, d'un même monde :)

Quel que soit l'oeil, quel que soit le photographe, le moment de rue, le moment de vie quand il est en noir et blanc est toujours extraordinairement riche. Je le trouve aussi très humain, à vif, fragile, acéré aussi. Le jeu des ombres peut être ?

Les raisons de monter à Paris bientôt se multiplient en ce moment, tellement de choses à voir et découvrir. Merci Startine de mettre la lumière sur celle-ci :)

Ecrit par : Miss You | 18 octobre 2008

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